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Conférence de presse du 22 août 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/08/22

Q : Les États-Unis ont imposé hier des sanctions à trois Chinois accusés de trafic illégal de fentanyl aux États-Unis. Pour autant que je sache, tous les trois sont actuellement en Chine. Le gouvernement chinois va-t-il les arrêter ?

R : Évidemment, vous auriez dû poser cette question au département concerné, car vous vouliez savoir s'ils ont été arrêtés ou non. (Les journalistes rient.)

Ce que je peux vous dire, c'est que la Chine et les États-Unis entretiennent une coopération dans le domaine de la lutte antidrogue et que les départements chinois et américains chargés de l'application des lois sont en communication sur des cas spécifiques. Sans aucun doute, vous devrez vous adresser aux départements concernés pour les détails.

Q : Des responsables occidentaux ont fait savoir au Wall Street Journal que les manifestations organisées à l'étranger contre des activités violentes à Hong Kong, notamment au Royaume-Uni et en Australie, auraient été organisées ou encouragées par les missions diplomatiques chinoises accréditées dans ces pays. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je suppose que vous n'étiez pas là l'autre jour. J'ai déjà donné ma réponse à cette question. Avez-vous besoin que je vous la répète encore une fois ?

Vous devez avoir remarqué que, récemment, dans certaines villes étrangères, des Chinois d'outre-mer, y compris des étudiants chinois, sont descendus dans la rue pour exprimer leurs aspirations et leurs revendications en faveur de l'unité de la mère patrie et de la préservation de la prospérité et de la stabilité à Hong Kong.

Premièrement, il est parfaitement compréhensible et raisonnable que des étudiants chinois et d'autres citoyens chinois à l'étranger expriment leur indignation et leur opposition face aux propos et actes qui tentent de diviser la Chine et de porter atteinte à son image.

Deuxièmement, nous espérons que les Chinois d'outre-mer pourront exprimer leur enthousiasme patriotique de manière rationnelle tout en veillant à leur sécurité personnelle.

Troisièmement, le gouvernement chinois demande toujours aux Chinois d'outre-mer de respecter les lois et règlements locaux. Dans le même temps, nous espérons que les pays concernés pourront comprendre et respecter leurs activités légitimes et protéger leurs droits et intérêts légitimes.

En outre, vous avez dit que ces activités semblent être organisées par les missions diplomatiques chinoises à l'étranger. Mais je peux vous dire clairement que la plus grande revendication des 1,4 milliard des Chinois, y compris des compatriotes de Hong Kong, concernant la situation à Hong Kong, est de mettre fin à la violence et au chaos, et de rétablir l'ordre, et que leur plus grande aspiration est de préserver la prospérité et la stabilité de Hong Kong. C'est la volonté commune des 1,4 milliard de Chinois. Pensez-vous que la volonté des 1,4 milliard de personnes peut être organisée ou manipulée ?

Q : Le Premier Ministre canadien Justin Trudeau a déclaré que son gouvernement ne ferait pas marche arrière concernant les divers différends entre le Canada et la Chine. Comment y réagissez-vous ?

R : Les relations sino-canadiennes ont récemment rencontré de grandes difficultés. La responsabilité incombe entièrement à la partie canadienne. Le Canada en connaît clairement la cause. Point n'est besoin d'élever la voix quand on a raison ; la justice se trouve dans le cœur de chacun. Nous exhortons la partie canadienne à réfléchir à ses erreurs, à prendre au sérieux la position solennelle et les préoccupations de la Chine, à libérer immédiatement Mme Meng Wanzhou et à assurer son retour en toute sécurité en Chine.

Nous avons également noté que la partie canadienne avait tenu maintes et maintes fois des propos erronés concernant les questions liées à Hong Kong. Je tiens à souligner encore une fois ce qui suit : les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine et ne tolèrent l'ingérence d'aucun pays, organisation ou individu. Le Canada n'est nullement qualifié et n'a aucun droit de commenter les affaires de Hong Kong à tort et à travers. Nous espérons que la partie canadienne pourra, en se conformant au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, cesser de critiquer de manière injustifiée les affaires de Hong Kong, et de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Q : Des députés britanniques ont déclaré avoir reçu une lettre de l'ex-chef de l'exécutif de Hong Kong, Leung Chun-ying, leur demandant de cesser de faire des commentaires sur la protestation contre le projet d'amendements de lois à Hong Kong. Mais Leung Chun-ying a nié cela aujourd'hui. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Alors que la personne concernée a nié cette affaire, quels commentaires voulez-vous encore que je fasse ? Que dois-je dire encore ? C'est totalement fabriqué de toutes pièces.

Q : Un chercheur de l'Université du Kansas a été accusé d'escroquerie par le gouvernement fédéral pour avoir dissimulé ses liens avec une université chinoise tout en participant à un projet de recherche financé par l'administration américaine. Êtes-vous au courant de cette affaire ?

R : Je ne suis pas au courant de cela. Ce que je peux vous dire, c'est que nous soutenons les échanges normaux, personnels et académiques, entre la Chine et les États-Unis.

Question posée après la conférence de presse : Nous avons appris que le gouvernement chinois accorderait une assistance humanitaire d'urgence à la République démocratique du Congo et à d'autres pays africains pour prévenir et contrôler l'épidémie d'Ebola. Le Ministère chinois des Affaires étrangères pourrait-il donner des informations à ce sujet ?

R : L'Agence chinoise de coopération internationale pour le développement a annoncé aujourd'hui son projet de fournir une assistance humanitaire d'urgence à des pays tels que la République démocratique du Congo, l'Ouganda, le Burundi, le Rwanda, le Soudan du Sud afin de prévenir et de contrôler l'épidémie d'Ebola. Elle travaillera également avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Union africaine (UA) dans ce domaine.

La Chine suit de près l'évolution de l'épidémie d'Ebola en Afrique et fait de son mieux pour accorder de l'assistance à cette dernière. Nous estimons que c'est notre obligation internationale en tant que grand pays en développement et ami sincère de l'Afrique. Après l'éclatement de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en 2014, la Chine a été l'un des premiers pays à répondre à l'appel des pays africains et leur a accordé une assistance rapide. Cela a montré l'amitié traditionnelle sino-africaine et a donné un bon exemple de coopération internationale avec l'Afrique. Actuellement, l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo continue de se développer, la partie chinoise prend part à la peine du pays. Nous avons décidé de fournir une nouvelle assistance d'urgence par des canaux bilatéraux et multilatéraux en veillant au traitement des patients et à la prévention de la maladie. Cela a illustré, par des actions concrètes, l'amitié fraternelle reliant la Chine et l'Afrique, qui partagent heur et malheur.

La Chine et l'Afrique sont toujours une communauté de destin. Le fait que la Chine aide l'Afrique à prévenir et contrôler l'épidémie d'Ebola fait partie de la coopération médicale et sanitaire entre la Chine et l'Afrique et constitue un élément important du volet de la santé, l'une des huit initiatives majeures de la coopération sino-africaine lancées au sommet de Beijing 2018 du FCSA. Actuellement, 46 équipes médicales chinoises comptant un millier de personnes travaillent dans 45 pays africains et sont hautement saluées par l'Afrique et la communauté internationale.

À l'avenir, la Chine maintiendra une communication et une coordination étroites avec la République démocratique du Congo et d'autres pays africains, ainsi que l'OMS et l'UA, et continuera à offrir de l'assistance dans la mesure de ses possibilités en fonction de l'évolution de l'épidémie et des besoins de la partie africaine. Dans le même temps, nous appelons la communauté internationale à prendre davantage de mesures concrètes pour aider la République du Congo et d'autres pays africains à surmonter l'épidémie dans les meilleurs délais.

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